La MRC de La Mitis a été créée en 1982. En 1989 et 2003, des fusions municipales donnent à la MRC sa structure actuelle.

Le peuplement de La Mitis s’est fait en trois phases : 

Présence autochtone

Les Amérindiens, Algonquins et Malécites, fréquentaient déjà la rivière Mitis plusieurs milliers d’années avant notre ère pour la richesse de sa faune. Les Malécites y pêchaient le saumon et l’anguille. Ils ont choisi pour la nommer les termes « metiwee », qui signifie tremble ou petit peuplier (essence très présente le long de la rivière Mitis), ainsi que « métioui », ou lieu de rencontre (les bandes y tenaient leurs réunions estivales annuelles). Plus tard, l’arrivée des colons francophones et anglophones a provoqué le mélange des deux termes et le changement de leurs consonances pour donner le mot Mitis.

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Implantation du régime seigneurial

L’implantation du régime seigneurial découle de l’arrivée de Jacques Cartier en 1534 et de sa prise de possession du Canada au nom du roi de France. En 1612, Champlain est nommé lieutenant de la colonie, mais ce n’est qu’en 1618 qu’il propose un véritable programme de colonisation : le système seigneurial débute en 1623 par la concession d’un premier fief. Cinq seigneuries ont existé sur le territoire actuel de La Mitis, dont celle de Lessard qui touche une infime partie de la municipalité de Sainte-Luce.

Seigneurie de Peiras (Mitis)

L’octroi de cette seigneurie est fait à Jean-Baptiste de Peiras. Son héritière doit, en 1724, répondre à la demande des autorités métropolitaines et coloniales en émettant un papier terrien « aveu et dénombrement » qui indique, entre autres, les bornes et dimensions de la seigneurie. Le document fourni est erroné et ce n’est qu’en 1802, avec l’acquisition du territoire par John McNider, que sont officialisées les limites réelles de son domaine (1818), et ce, grâce à sa volonté de peupler sa seigneurie.

Seigneurie ou Fief Pachot

En 1689, la première seigneurie du territoire fut cédée par le gouverneur de l’époque à Sieur François Pachot, marchand de Québec, principalement pour la « devanture de la rivière ». En effet, ce dernier établit son fief en bordure de la rivière Mitis. Le domaine Pachot s’étend alors sur un mille et demi de large de chaque côté de la rivière et sur trois milles, de l’embouchure vers les hautes terres. Sa veuve vend l’endroit à René Lepage en 1703, qui le revend à son tour en 1790 à Joseph Drapeau. 

Seigneurie du Lac Mitis

Cette seigneurie fut concédée en 1693 par le comte de Frontenac et Jean Bochart Champigny à Louis Rouer. Après les transactions de 1725, 1855 et 1875, elle devient une entité corporative, soit la propriété de la Price Brothers Compagny Limited.

Seigneurie Lepage-Thibierge

Accordée en 1696 par le comte de Frontenac et Jean Bochart Champigny à messieurs Louis Lepage et Gabriel Thibierge, cette seigneurie subit un agrandissement quelques mois plus tard. En 1716, Pierre Gosselin l’acquiert et sa descendance la revend à Joseph Drapeau en 1790 qui achète également, la même année, la seigneurie Pachot. Ces titres, ainsi que ceux des seigneuries concernées précédemment, reviennent à ses héritières, les sœurs Drapeau, en 1822.

Le développement du peuplement est minime, attribuable au peu d’énergie investie par les seigneurs à ces fins. L’arrivée des premiers habitants remonte à la fin du XVIe siècle. L’avènement du régime anglais entraîne la concession non plus de seigneuries, mais de cantons, et ce, à partir de 1792. Ce n’est qu’à partir de cette époque que la colonisation s’amorce pour de bon sur le territoire mitissien.

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Le système municipal

Dès 1663, de premières tentatives d’administration municipale voient le jour. Cette structure s’instaure progressivement avec la première Assemblée législative à Québec en 1791, puis de façon plus marquée avec le rapport Durham de 1839. Ce dernier propose de doter le Bas-Canada d’institutions municipales : les 24 districts créés sont pourvus d’un conseil composé de 1 ou 2 conseillers élus par paroisse. 

En 1845, le système est revu de manière à créer 321 municipalités dont les pouvoirs sont exercés par 7 élus, incluant un maire ou un président. En 1849, cette loi est abolie et 46 Municipalités de comté sont créées. Ces entités deviennent des institutions politiques et entraînent une nouvelle division territoriale. Le régime seigneurial est aboli en 1854 (cependant, l’abolition de la Loi sur les rentes seigneuriales ne se fait qu’en 1940!). Le Code municipal est adopté en 1870 par le Parlement de Québec, soit trois ans après que les provinces aient obtenu le pouvoir exclusif concernant la législation des municipalités.

Au début du 19e siècle, le gouvernement met l’accent sur la colonisation de sorte que l’on voit nos régions se peupler davantage. Les premiers défricheurs, provenant des vieilles paroisses de Kamouraska et de Trois-Pistoles, fondent les municipalités de Sainte-Luce et de Sainte-Flavie. En 1830, quelques familles de paysans « ouvrent » le 3e rang de Métis, qui deviendra en 1855 la paroisse de Saint-Octave-de-Métis.  

Déjà, à cette époque, on retrouve plusieurs moulins à farine et à scie sur le territoire. Grand-Métis est alors un poste maritime important. On y retrouve un quai, encore visible de nos jours, à l’embouchure de la rivière Mitis, ainsi qu’un moulin à farine et un moulin à scie le long de ruisseau Brand. 

Vers 1880, le chemin de fer fait son arrivée dans la région, favorisant l’expansion et le développement de Price, Sainte-Flavie-Station (aujourd’hui Mont-Joli) et de Sainte-Luce-Station (aujourd’hui le secteur Luceville de Sainte-Luce). 

À bien des égards, le peuplement de La Mitis semble terminé au début des années 1920. Toutefois, la crise économique de 1929 pousse le gouvernement à lancer une nouvelle campagne de colonisation. Les paroisses agroforestières de La Rédemption et de Saint-Charles-Garnier sont ainsi créées. Cette croissance démographique dure une trentaine d’années. À partir des années 60, la population mitissienne subit une importante baisse de sa population au profit des grands centres urbains.

En 1979, les MRC actuelles sont constituées en vertu de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme. Ces entités sont créées afin de regrouper les municipalités appartenant à une zone d’influence commune. Dans La Mitis, le point centre de ce nouveau territoire est Mont-Joli. 

Les MRC du Québec sont composées d’une même structure fixe : chaque municipalité y est représentée par son maire, et une représentativité est établie en fonction de la population. Le conseil doit se réunir au moins tous les deux mois et l’entité se doit de concevoir l’aménagement du territoire régional « et de planifier le développement des municipalités à une plus grande échelle, en tenant compte des incidences éventuelles de leurs actions sur l’ensemble de leur territoire ».

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Constitution et érection canonique des municipalités

Municipalité  Constitution municipale 
  Érection canonique 
Grand-Métis 1855 -
La Rédemption 1956 1948
Les Hauteurs 1918 1918
Métis-sur-Mer (Les Boules) 1897 (1952) 1949
Mont-Joli (Saint-Jean-Baptiste)   1880 (1924) 1858 (1905)
Padoue 1911 1912
Price 1926 1916
Saint-Charles-Garnier 1966 1954
Saint-Donat 1869 1868
Saint-Gabriel-de-Rimouski 1989 1873
Saint-Joseph-de-Lepage 1873 1873
Saint-Octave-de-Métis 1908 1855
Sainte-Angèle-de-Mérici 1989 1868
Sainte-Flavie 1855 1829
Sainte-Jeanne-d’Arc 1922 1920
Sainte-Luce (Luceville) 1855 (1918) 1829 (1949)

 

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